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Du début au milieu des années 90, le
gouvernement fédéral a fait d'importantes
réductions aux paiements de transfert accordés
aux provinces pour l'éducation postsecondaire.
La plupart des provinces ont transféré
le coût de ces compressions aux étudiantes
et étudiants en haussant les frais de scolarité.
À l'époque, la Fédération
a déclaré que l'augmentation des frais
de scolarité réduirait l'accès
aux études postsecondaires. Aujourd'hui, en 2003,
plusieurs études corroborent l'opinion selon
laquelle l'augmentation des frais de scolarité
accélère le déclin des taux de
participation chez les Canadiens et Canadiennes à
faible et moyen revenu.
En 2002, un rapport de Statistique Canada a signalé
une baisse du taux de participation parmi les étudiantes
et étudiants de familles à faible et moyen
revenu. Le salaire maximum utilisé dans cette
étude pour démarquer les ménages
à faible et moyen revenu était de 60 000
$. Cette baisse des taux de participation, enregistrée
en 1999, était la première baisse enregistrée
depuis le début des études faites à
ce sujet par Statistique Canada, en 1965. Plusieurs
études ont également été
entreprises pour observer la déréglementation
des frais de scolarité en Ontario. Dans chacune
de ces études, les enquêteurs ont constaté
un déclin étonnant du nombre d'étudiantes
et d'étudiants de milieu à faible et moyen
revenu.
Pour répondre à ce phénomène,
la plus grande part des campagnes et du travail de relations
avec le gouvernement de la Fédération
au cours des cinq dernières années avait
pour objectif de mettre un terme aux hausses des frais
de scolarité et à rétablir les
paiements de transfert pour l'éducation postsecondaire.
Les efforts de la Fédération ont donné
quelques bons résultats. Les frais de scolarité
ont été gelés en Colombie-Britannique
entre 1996 et 2002. À Terre-Neuve et au Labrador,
les frais de scolarité pour tous les étudiants
et étudiantes du postsecondaire ont été
gelés depuis 1999; les frais pour tous les cycles
universitaires ont été réduits
de 10 p. 100 en 2001-2002 ainsi qu'en 2002-2003; et
on promet une autre réduction de 5 p. 100 en
2003-2004. Au Manitoba, les frais ont été
réduits de 10 p. 100 en 2000-2001, et ont été
gelés depuis. Au Québec, les frais de
scolarité ont été gelés
(pour les résidents de la province) depuis près
de dix ans.
Le gouvernement fédéral a en outre cessé
de faire des compressions et a commencé à
rétablir les paiements de transfert.
Malheureusement, les frais de scolarité ont
continué d'augmenter dans certaines provinces
comme l'Ontario et la Nouvelle-Écosse. La Colombie-Britannique
a déréglementé les frais de scolarité,
ce qui a mené à des hausses s'élevant
à 100 p. 100, et l'Ontario a déréglementé
les frais des programmes aux cycles supérieurs
et les programmes professionnels offerts dans les universités,
et les frais de certains programmes d'études
offerts dans les collèges. De plus, les gels
et les réductions difficilement gagnées
dans certaines provinces sont menacées par les
efforts de certaines personnes qui voudraient que les
étudiantes et étudiants assument une plus
grande partie du fardeau de financement.
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