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Harper et McGuinty doivent demander une enquête publique sur l’intervention policière durant le Sommet du G20, de l'avis d'un large éventail de la société civile et des syndicats étudiants, de professeures et professeurs et ouvriers
Fédération canadienne des étudiant-e-s
Vendredi, 02 juillet 2010
OTTAWA--
Un large éventail de la société civile et des syndicats étudiants, de professeures et professeurs et ouvriers ont signé une lettre ouverte condamnant la limitation des libertés civiles et le recours excessif à la force avant et durant le Sommet du G20 à Toronto et demandant une enquête publique sur l'intervention policière.
David Molenhuis, président national de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, a déclaré que les libertés d'association, de réunion et d'expression sont essentielles à une démocratie saine. Il a poursuivi en disant que le recours excessif à la force, la détention préventive, des fouilles et saisies déraisonnables dont on fait l'objet des manifestantes et manifestants pacifiques et des spectatrices et spectateurs innocents durant le Sommet du G20 ont sapé ces droits fondamentaux.
La lettre indique que « la seule façon de permettre à la population canadienne de comprendre exactement ce qui s'est passé pendant le sommet est de tenir une enquête publique indépendante sur les mesures de sécurité adoptées lors des sommets du G8 et du G20 de 2010, organisés conjointement par les gouvernements fédéral et ontarien. Une telle enquête doit offrir à la population la possibilité de contribuer et de participer, et doit rendre publiques ses conclusions. L'enquête devrait prendre en considération l'impact des mesures de sécurité sur les libertés d'association, de réunion et d'expression garanties à la population par la Charte des droits et libertés, ainsi que sur l'application régulière de la loi ».
Molenhuis a ajouté que bien qu'il y ait eu des rapports très variés d'abus de pouvoir des policiers, le premier ministre Harper, le premier ministre McGuinty, et le maire de Toronto, David Miller, ont refusé de tenir les forces policières de Toronto et d'autres membres de l'unité de sécurité intégrée, responsables de leurs actions. Il a conclu en disant que les Canadiennes et Canadiens perdent rapidement confiance dans leurs gouvernements. Une enquête publique est la seule façon de savoir ce qui s'est passé lors du sommet du G20 et de faire renaître la confiance du public dans notre gouvernement et dans la police.
Cette déclaration est appuyée par le syndicat étudiant national du Canada, la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, ainsi que de nombreuses organisations syndicales dont l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université, l'Alliance de la Fonction publique du Canada, les Communications, le Syndicat canadien de l'énergie et du papier, SCFP-Ontario, et la Fédération du travail de l'Ontario, ainsi qu'un large éventail d'organisations et de coalitions de la société civile, dont Amnistie internationale Canada, Abolissons la pauvreté Canada, Greenpeace, la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne, le Réseau environnemental autochtone, Alternatives, le Conseil des Canadiens et bien d'autres.
La lettre, renfermant toute une série de signataires, peut être téléchargée à partir du site suivant : www.cfs-fcee.ca/g20police
Fondée en 1981, la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants est l'organisation étudiante la plus ancienne et la plus importante au Canada, regroupant plus d'un demi-million d'étudiantes et d'étudiants des dix provinces.
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Personne-ressource :
Noah Stewart, porte-parole
Tél : 613-232-7394
Personne-ressource :
David Molenhuis, président national
Tél : 613-232-7394
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