Mercredi 20 mars 2019

OTTAWA – Une réduction du taux d’intérêt pour les prêts étudiants, du financement pour les apprenantes et apprenants des Premières nations, métis et inuits, et une augmentation des bourses aux études supérieures sont parmi les mesures que les étudiantes et étudiants accueillent chaleureusement dans le budget fédéral de 2019, mais ils ont toujours des préoccupations quant à l’absence continue d’une vision audacieuse pour financer l’éducation postsecondaire afin d’aborder les frais de scolarité et la dette étudiante sans précédent.

Le budget de 2019 a promis de réduire le taux d’intérêt sur les prêts étudiants fédéraux, menant à des économies d’environ 2000 $ par étudiante ou étudiant pour la totalité du prêt. Il introduit aussi une période de grâce de six mois sans intérêt après la fin des études et pour les étudiantes et étudiants en congé parental ou médical. De plus, les critères de l’exonération des prêts et des bourses non remboursables seront élargis pour les étudiantes et étudiants handicapés.

Ce budget s’engage aussi à 327,5 millions de dollars sur cinq ans pour le Programme d’accès aux étudiants de niveau postsecondaire qui finance les apprenantes et apprenants des Premières nations, et à 487,5 millions de dollars sur 10 ans pour l’accès des apprenantes et apprenants métis et inuits à l’éducation postsecondaire. Les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs sont heureux de constater qu’il y aura un investissement de 114 millions de dollars sur cinq ans pour le Programme de bourses d’études supérieures et un élargissement du congé parental (allant de 6 mois à 12 mois) pour les étudiantes et étudiants financés par les conseils subventionnaires. 

« Parmi les recommandations des étudiantes et étudiants, nous avons demandé au gouvernement de faire des investissements pour l’élimination de l’intérêt sur les prêts étudiants, pour les apprenantes et apprenants autochtones, et pour les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs », a déclaré la trésorière nationale Trina James. « Tandis que ce qui a été proposé dans le budget de 2019 ne va pas assez loin, il est certain que le travail acharné de la population étudiante a porté fruit. »

Malgré plusieurs bons investissements, les étudiantes et étudiants sont déçus de constater qu’il n’y a pas d’investissement de base pour l’éducation postsecondaire afin d’aborder la crise grandissante des frais de scolarité ainsi que de la dette étudiante. Tandis que le budget de 2019 a introduit l’Allocation canadienne pour la formation, qui inclut un crédit pour la formation de 250 $ par année pour les gens de 25 à 64 ans envers les frais de cours au collège, à l’université ou dans un autre établissement, le financement qui y est alloué est insuffisant.

« Le crédit de l’Allocation canadienne pour la formation est un autre exemple des réformes fragmentaires qui n’abordent toujours pas la crise nationale de l’endettement étudiant et des frais de scolarité qui grimpent en flèche en lien à l’éducation et la formation », a expliqué Mme James. « Alors que le coût moyen annuel des manuels scolaires dépasse les 400 $, cet investissement, bien que mieux que rien pour les étudiantes et étudiants adultes, n’aborde toujours pas la crise de l’inaccessibilité financière. »

Le budget de 2019 a aussi incorporé des investissements importants dans les placements de travail rémunérés pour les étudiantes et étudiants. Cependant, les étudiantes et étudiants internationaux sont toujours exclus de nombreux programmes d’emplois étudiants et il n’y a toujours pas de protection en matière d’accès aux soins de santé publics dans la Loi canadienne sur la santé pour ces étudiantes et étudiants.