Après avoir rencontré des députées, des députés, des sénatrices et des sénateurs de tous les partis et de toutes les régions du Canada, la #SemaineDePression19 s’est terminée de façon réussie! Du 19 au 22 février, les leaders étudiants des collèges et des universités de partout au pays se sont rendus à la colline du Parlement pour discuter de leurs demandes avec les législateurs au nom des 500 000 membres de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. 

Brandon Remmelgas et Trina James avec MP Celina Caesar-Chavannes

Cette année, la semaine de pression a eu lieu à un moment opportun puisque les étudiantes et étudiants de partout au pays se préparent à l’élection fédérale qui aura lieu cet automne et se tournent vers les partis politiques pour proposer des mesures audacieuses qui aborderont le problème croissant de l’endettement étudiant et le sous-financement de l’éducation postsecondaire. Comme les jeunes constitueront le plus grand segment d’électrices et d’électeurs éligibles en 2019, les promesses que le gouvernement libéral a faites il y a quatre ans seront mises sous la loupe.

Avec les senateurs Manning et Doyle

Les leaders étudiants ont présenté ces trois recommandations au gouvernement pour obtenir une éducation accessible et pour réduire l’endettement étudiant :

1. Éliminer les frais de scolarité pour toutes les étudiantes et tous les étudiants et rétablir le financement de base fédéral pour l’éducation postsecondaire.

Depuis que le gouvernement fédéral a fait des compressions majeures au secteur de l’éducation postsecondaire en 1996, les frais de scolarité ont grimpé en flèche partout au Canada. C’est encore pire pour les étudiantes et étudiants internationaux, qui sont exploités pour compenser le sous-financement des établissements en payant trois à quatre fois plus pour la même éducation que leurs homologues canadiens. Les étudiantes et étudiants doivent de plus en plus contracter une dette étudiante qui a un grand impact sur leur vie par l’entremise d’emprunts publics et privés pour financer leur éducation. Le total de la dette étudiante publique au Canada a atteint 36 milliards de dollars en 2016. Le montant dû au Programme canadien de prêts aux étudiants (PCPE) à lui seul est de plus de 18 milliards de dollars et augmente de près d’un million de dollars par jour. Parmi les demandes pour s’assurer que l’éducation publique est accessible à tous les étudiants et étudiantes au Canada, les porte-parole de la Fédération ont demandé aux décisionnaires de bonifier les transferts fédéraux aux provinces et territoires pour l’éducation postsecondaire et d’éliminer les taux d’intérêt sur les prêts directs octroyés par le PCPE.

2. Respecter les engagements du Canada issus de traités concernant l’éducation postsecondaire pour les Autochtones.

L’éducation postsecondaire est un droit pour les gens autochtones. Bien que les jeunes autochtones sont le groupe démographique qui croît le plus rapidement au Canada, le financement pour leur éducation postsecondaire est resté stagnant. En 2012, on a estimé que 10 000 apprenantes et apprenants autochtones étaient en attente de financement de la part du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire (PAENP). En plus du financement, la préservation de la culture, de l’histoire et des langues autochtones est essentielle à la réconciliation. Grâce à sa campagne RéconciliAction, la Fédération milite pour que les universités et les collèges de partout au Canada ajoutent l’histoire, la culture et les langues autochtones à leurs choix de cours et au syllabus. Durant la semaine de pression de 2019, les porte-parole ont demandé au gouvernement fédéral d’éliminer le plafond de financement de 2 % actuel du PAENP et de remédier à la liste d’attente d’apprenantes et d’apprenants autochtones, ainsi que d’inclure le Cercle des étudiantes et étudiants des Premières nations, métis et inuits dans le processus de mise en oeuvre d’une loi nationale sur les langues des Premières nations, métisses et inuites.

3. Augmenter le financement pour les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs et appuyer l’utilisation équitable au sein de La loi sur le droit d’auteur.

Afin que le Canada soit compétitif sur le plan économique au niveau mondial, il doit se positionner en tant que centre de recherche et d’innovation. Les investissements dans les études supérieures fournissent les fondements de l’innovation à long terme et permettent la formation d’effectifs et de chercheuses et chercheurs hautement qualifiés, lesquels sont requis pour que le Canada puisse relever les défis économiques et sociaux actuels et futurs. La Fédération recommande de bonifier le Programme canadien de bourses aux étudiants et d’élargir les critères d’admissibilité afin d’inclure les étudiantes et étudiants de cycles supérieurs. De plus, comme le gouvernement fédéral a commencé à réviser la Loi sur le droit d’auteur, les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs demandent à ce qu’on préserve le cadre actuel de l’utilisation équitable, qui s’assure que les étudiantes, les étudiants, les professeures et les professeurs ont un accès juste au matériel d’apprentissage à des fins éducatives et de recherche. Les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs aimeraient aussi qu’on ajoute des mesures dans la Loi sur le droit d’auteur pour reconnaître les règles établies par les communautés autochtones elles-mêmes pour la préservation, la distribution et la compensation du savoir et de l’héritage autochtones.

G – R: Shannon Kitchings avec MP Todd Doherty et Trina James

Les députées, députés, sénatrices et sénateurs étaient sensibles à nos demandes et bon nombre d’entre eux ont exprimé leur appui. Les étudiantes et étudiants étaient heureux d’apprendre que certains partis envisagent également d’inclure la gratuité scolaire dans leur plateforme électorale de 2019.

Avec Senateur Terry Mercer

Alors que la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants continue de militer pour un système d’éducation postsecondaire universel et de qualité partout au pays, nous tournons le regard vers l’élection fédérale de 2019 et tous les partis politiques en espérant qu’ils incluent des politiques audacieuses pour remédier à la crise de l’endettement étudiant et aux hausses des frais de scolarité dans leur plateforme électorale. Pour plus d’information sur les demandes au gouvernement fédéral de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, veuillez lire notre document de pression de 2019, « Il est temps d’oser : L’éducation pour toutes et tous ».