Déclaration publique en prévision du budget de 2026
Déclaration publique en prévision du budget de 2026

En prévision du budget de 2026, la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants maintient fermement son appel au gouvernement fédéral pour qu’il accorde la priorité à l’éducation postsecondaire et qu’il investisse dans ce bien public qu’elle représente. 

En ce moment, les personnes étudiantes traversent une période de plus en plus difficile, marquée par une hausse simultanée et cumulative des frais de scolarité, des coûts de logement inabordables et un marché du travail faible et instable, le tout dans un contexte de montée de l’autoritarisme, de troubles et de conflits mondiaux, ainsi que de génocide. À travers leurs expériences vécues et leur militantisme, les personnes étudiantes sont pleinement conscientes des lacunes du système actuel de l’éducation postsecondaire. L’aide financière insuffisante, le manque de logements et les politiques budgétaires inadéquates ne font qu’accentuer la pression qui pèse sur elles.  

« L’avenir du monde repose entre les mains des étudiantes et étudiants qui sont, malheureusement, accablés par le sous-financement, l’inabordabilité et l’instabilité; investir dans l’éducation est plus qu’une simple décision économique, c’est une initiative qui positionne le Canada comme un pays qui accorde la priorité à sa population et à son avenir », a déclaré Toby Lew, vice-président de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. 

Le gouvernement fédéral a annoncé que le budget de 2026 visera à construire une économie plus résiliente et à rendre la vie plus abordable pour nous tous. Nous croyons que répondre aux préoccupations des personnes étudiantes est au cœur de ces deux objectifs, mais que leur réalisation ne doit pas être motivée uniquement par les retombées économiques anticipées. La Fédération continue d’exhorter le gouvernement à : 

  • Rendre l’éducation abordable : Augmenter de façon permanente la Bourse d’études canadienne pour étudiants à 8 000 $ et travailler à la création d’un transfert fédéral dédié à l’enseignement postsecondaire afin d’éliminer les frais de scolarité. 
  • Stabiliser le secteur de l’éducation postsecondaire : Établir un fonds conditionnel pour soutenir les établissements touchés par le plafonnement des permis d’études et remplacer ce plafond par un cadre éthique fondé sur la capacité d’hébergement. Augmenter le financement des études supérieures offert par les trois organismes subventionnaires fédéraux afin de retenir les talents en recherche au Canada. 
  • Construire des logements étudiants : Annuler les réductions prévues dans le financement du logement et réorienter une partie du financement du programme Maisons Canada vers la construction de logements étudiants spécialement conçus à cette fin et hors marché. 
  • Financer les personnes étudiantes autochtones : Éliminer l’arriéré du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire. 
  • Créer des parcours vers l’emploi : Investir dans les stages d’apprentissage rémunérés, les programmes coop et la formation aux compétences vertes, et assurer un financement plus fiable au programme Emplois d’été Canada. 

Comme l’a souligné à juste titre le Parti libéral en 2019, « les frais de scolarité ainsi que le coût du loyer, des livres et de l’épicerie – ces dépenses, combinées aux coupes effectuées par les gouvernements provinciaux conservateurs, font peser sur les étudiants un poids financier et un stress important ». Sept ans plus tard, ces paroles sont toujours d’actualité. La crise du coût de la vie ne fait que s’aggraver et les gouvernements provinciaux, tous partis confondus, reviennent sur les protections accordées aux personnes étudiantes. En tant que la plus ancienne et la plus grande fédération étudiante au Canada, nous examinerons attentivement ce que ce budget apporte, les progrès qu’il réalise et ce qu’il omet. 

« Les étudiantes et étudiants contribuent déjà à bâtir un avenir meilleur, mais ils ne peuvent y parvenir seuls alors que le coût de la vie continue d’augmenter. Ce budget représente une occasion pour le gouvernement fédéral de transformer ses engagements en mesures de soutien concrètes qui font une réelle différence. En tant que Fédération, nous continuerons à faire valoir les réalités des étudiants dans ces décisions et à militer pour un système d’éducation qui accorde la priorité à leurs besoins et à leur avenir », a déclaré Mohammed Idrissi, président national de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. 

Les étudiants ont toujours été à l’avant-garde de la lutte pour un avenir meilleur et cela ne changera pas le jour du budget. Quelle que soit l’issue de cette journée, nos membres continueront de s’organiser et de militer pour un avenir meilleur où l'enseignement postsecondaire est considéré comme le bien public qu’il devrait être : accessible, abordable et, à terme, gratuit pour tout le monde.

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